Partir avec …. le SVE

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Le Service Volontaire Européen ça vous dit quelque chose?

Si je vous dis Europe, programmes de mobilité de la jeunesse, séjours à l’étranger? Vous pensez à tous les coups à Erasmus, le plus connu, le plus ancien, le plus pratiqué. Merci à Klapisch d’avoir mis en images ce programme sous le ciel azur de Barcelona.

Mais savez vous qu’à côté de l’Erasmus, il existe une montagne de programmes conçus pour les jeunes européens ( et les moins jeunes), étudiants ou non, qui ont le désir, l’envie, la curiosité de vivre une expérience à l’ETRANGER.

Si le sujet vous intéresse, une série de posts est à venir sur tous les programmes que j’ai moi même eu la chance d’expérimenter ( l’Erasmus, le Leonardo da Vinci, les formations SALTO, Gruntdvig….). Toutes ces différentes actions s’inscrivent dans un nouveau programme qui les regroupe et qui s’appelle Erasmus+. Mais chaque chose en son temps. Aujourd’hui parlons de ce programme que j’affectionne et que je recommande chaudement.

 

Le SVE quezaco?

C’est un programme d’éducation non formelle ( autrement dit qui n’est pas connecté à l’université ou à la sphère professionnelle) et qui permet aux jeunes Européens de moins de 30 ans de s’envoler et de s’installer (de 2 mois à 1 an c’est selon) dans un autre pays européen tout en s’impliquant dans une association en tant que volontaire. C’est une opportunité de découvrir une autre culture, tout en étant défrayé et soutenu de A à Z! Le S.V.E est un moyen fabuleux de voyager quand on est jeune, d’ expérimenter le monde associatif, d’aller à la rencontre d’autres cultures, et ainsi d’apporter un nouveau relief à sa façon d’appréhender le monde. Personnellement, dans ma vie il y’a eu un AVANT et un APRES SVE.

4 volontaires SVE à Valencia
4 volontaires SVE à Valencia, en revenant d’une formation

 

Et si je ne parle pas bien l’anglais, ni l’espagnol et que je n’ai pas de diplôme en poche. Je peux partir?

C’est justement ce qui est pratique avec le SVE, c’est qu’il n’y a pas de critère aussi bien au niveau de sa connaissance des langues étrangères qu’au niveau des diplômes.

Le SVE c’est justement fait pour encourager la mobilité de ceux qui n’auraient pas forcément l’occasion de partir par eux mêmes. Des cours de langues sont justement prévus sur place par les associations d’accueil.

Après, il est vrai qu’en réalité, la base de données des offres étant en anglais, les candidatures se faisant également dans cette langue, une selection s’opère naturellement. Néanmoins les associations d’envoies sont censées vous accompagnez dans toutes ces démarches.

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SVE

Mon expérience de SVE à Valencia en Espagne

Les SVE, pourquoi pas moi?

Etudiante au départ, après 3 ans de licence en Sciences-Po à Bruxelles et à Bordeaux, un peu en manque d’un savoir-faire palpable, j’ai eu le désir de mettre le nez en dehors du champ universitaire ( pour mieux y revenir). J’ai donc décidé de profiter de cette fin de cursus pour prendre une année de pause ( qui se transformera en 3 années). En août 2011 donc, j’entame les démarches pour partir en SVE.

Par où commencer?

 

Les démarches 

 

1. Prise de de contact avec une asso d’envoie en France ( passage obligé, l’asso t’aide dans tes démarches). Tu trouveras la carte des associations d’envoies ici. Pour ma part c’était Concardia Aquitaine, une association merveilleuse.

2.  Recherche active d’une asso pour m’accueillir. Au boulot l’asticot : CV européen europass, lettre de motivation en anglais. Il y a une base de donnée sur internet ici où tu peux trouver toutes les associations susceptibles de pouvoir t’acceuillir en Europe. Il n’y a plus qu’a dégainer l’artillerie d’emails.

Mon conseil : faire ses recherches par mots clés plutôt que par pays. Choisis un mot clé en lien avec le domaine dans lequel tu aimerais travailler ainsi les résultats de recherches seront plus vastes. Parfois on se cantonne trop à vouloir partir dans une région précise alors que les possibilités géographiques du programme sont très vaste. Les pays de l’Est recrutent beaucoup par exemple.

3. L’Attente. Pleins de réponses négatives, trop de réponses négatives. C’est à ce moment là précis qu’il ne faut pas se décourager.

Mon conseil : ne pas perdre trop de temps à lire le descriptif des associations. Le site n’est pas forcément mis à jour et beaucoup de structures ne recrutent plus, ou pire n’existe plus. C’est pourquoi il me semble plus pertinent d’envoyer un mail type, avec une courte présentation de votre profil, en questionnant la structure sur ses disponibilités. Ce n’est que dans un second temps, en cas de réponse positive de leur part, que je leur envoie mon CV et ma lettre de motivation.

4. La réponse! Waouh, enfin une réponse positive au dernier moment! D’une association en Espagne à Valencia pour travailler dans une ludothèque associative. Chanceuse la fille parce que l’Espagne est au Top 1 du hit parade des destinations les plus demandées.

5. Tout le tralalala admistratif entre mon asso d’envoie et mon asso d’accueil. Montage du dossier et attente de la réponse de la Commission Européenne. Rien n’est encore sûr.

6. La Commission dit oui, en janvier. Ça y est c’est sûr je pars officiellement !!! Valencia j’arrive.

7. Le départ, l’envol! On m’envoie mon billet d’avion, de train et je débarque avec mes 36 kilos de valoches avec une incertitude sur ce qui m’attend. On vient me chercher a l’aéroport, j’arrive dans mon nouvel appart avec 4 autres colocs européens. Tout est super bien organisé, j’ai tout ce qu’il faut. Au total nous étions 10 volontaires à Valencia répartis dans 2 apparts. Toutes les nationalités confondues : un réseau social servi sur un plateau. Une semaine plus tard je commence mon volontariat à la ludothèque + 2 cours d’espagnol par semaine + la Dulce Vida espagnole.

mes amis volontaires, un melting pot de nationalités : Italie, Pologne, Belgique, Angleterre, Grèce, Irlande, France.
mes amis volontaires, un melting pot de nationalités : Italie, Pologne, Belgique, Angleterre, Grèce, Irlande, France, Suède.


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Mon Bilan

Grosso modo, ça m’a pris 6 mois entre mes premières démarches et la date de départ, ce qui est une moyenne. Sachant aussi qu’il y’en a qui peuvent partir très vite après 1 mois par exemple. HASARD, chance. Mais je le dis, je l’affirme : avec un peu de motiviation, de « ganas », tout le monde peut partir. Concrètement en tant que SVE tu es totalement défrayé en échange de 25 h de travail par semaine. Tu as un appart, la nourriture, le transport, la couverture santé et de l’argent de poche.

Mon ressentie, mon vécue : 

Si je parle volontiers de tout ça, c’est parce que je sors de cette expérience avec la certitude que le SVE est une opportunitée rêvée pour nous autres jeunes Européens d’élargir nos horizons, de voyager, de s’extraire de notre quotidien et de nous émanciper… J’ai le sentiment d’avoir plus vécu en 6 mois qu’en … des années de vie. So intensif. C’est à la fois une rencontre avec une culture, ici l’Espagne, et une rencontre avec tous les autres Européens. Tantôt en espagnol, tantôt en anglais. C’est le remue-ménage dans la tête et dans les coeurs parfois. On perd un équilibre, on ouvre grand les bras et les horizons et on se reconstruit sur de nouvelles bases. Se rencontrer dans la rencontre, c’est pour moi la définition, le bienfait de l’interculturalité. Notre vision du monde s’en trouve enrichie.

On a eu également le droit à 2 formations qui nous ont permis de rencontrer tous les autres volontaires SVE d’Espagne. L’occasion d’échanger et de se faire des contacts un peu éparpillés partout en Espagne = super plan pour voyager. Par exemple pour la dernière formation nous étions 70 ! Ça permet aussi de voir qu’à chaque SVE correspond une aventure différente. Tu peux te retrouver tout seul dans une ferme biologique perdue dans un petit village dans les montagnes ou bien dans une big colocation avec 10 autres volontaires à Barcelone par exemple.

Cette expérience m’aura donné le sentiment que tout est possible. Oui c’est peut être aussi l’un des points positif de cette années de break « tout est possible », mes horizons sont OUVERTS. Je me déconditionne et je sors du discours carriériste convenu. Et j’ai le sentiment que je fais les choses à l’endroit en mettant l’accent sur mes expériences de voyages et de volontariat.

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